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Le thème de l’édition 2024 s’inspirait de la révolte, dans ses dimensions féministes, sociales et écologiques. Il s’articulait autour de l’idée que la révolte est essentielle pour affirmer notre dignité et notre humanité face à un monde en crise. Comme le disait Albert Camus dans L’homme révolté, « Je me révolte, donc nous sommes », l’acte de se révolter devient une condition de l’existence, une manière de se positionner face à l’injustice et à la souffrance.
L’édition 2024 des Correspondances d’Eastman a placé les « Révoltes » au cœur de sa programmation, explorant avec passion et engagement les révoltes écologiques, féministes et sociales. Cet événement a réuni près de quarante artistes, offrant une programmation audacieuse et diversifiée qui a captivé un large public.

Parmi les moments forts de cette édition, le spectacle littéraire de Robert Lalonde, accompagné de la musicienne Kareya et de Tomas Jensen, s’est distingué. Ce dernier a revisité l’œuvre de Jack Kerouac avec la création « Cosse tu penses mon tit’ bonhomme? », une exploration poétique de l’héritage du célèbre écrivain de la Beat Generation. Michel Jean, auteur de « Kukum » et « Qimmik », a proposé une réflexion sur les révoltes autochtones, tandis que la mise en lecture de « Arsenic mon amour » par Anaïs Barbeau-Lavalette et Steve Gagnon a plongé le public dans une exploration poignante de la révolte face à l’industrie minière.
L’édition a également proposé des parcours littéraires immersifs. Le parcours « Mues » a offert une expérience poétique et sonore en forêt, tandis que « Herboristerie poétique », guidé par l’herboriste Anny Schneider, a révélé les secrets médicinaux des plantes sauvages. La projection du film « Je me soulève » d’Hugo Latulippe a enrichi cette programmation avec une réflexion sur le soulèvement poétique.
Les Cafés littéraires ont été un autre temps fort, avec des événements consacrés à l’Estrie, à la littérature locale et à des échanges autour des révoltes, qu’elles soient spirituelles, culturelles ou sociales. Des activités gratuites, telles qu’un atelier de bandes dessinées et un atelier de poésie modèle vivante, ont également enrichi cette édition, tout comme l’exposition d’art d’Isabelle Dumais et Stéphanie Robert.
Les Correspondances d’Eastman tiennent à remercier son partenaire principal Québecor.

«On est à trois fois les chiffres de d’habitude, c’est inespéré. On n’a pas eu d’événement avec en bas de 100 personnes. On vient de toucher les limites de la capacité du théâtre de la Marjolaine»
-Étienne Beaulieu, ancien directeur général et artistique des Correspondances
-Line Blouin
-Evelyne Foy
-Marie-Josée Ayotte